lundi 20 novembre 2017

Mourir pour le califat 136/La terre où s'aligner pour la bataille-Wilayat Diyala

Titre : La terre où s'aligner pour la bataille.

Durée : 13 minutes 44 secondes.

Lieu(x) : séquence 3, attaque sur la base militaire à l'est de Balad Ruz.




Source : isislivemap.com

Date (sûre par recoupement ou estimée) : vidéo mise en ligne le 17 novembre 2017.

Images d'exécution de 2 hommes (chiites) dans la séquence 5 : correspondent à un reportage photo du 11 septembre.

Images d'exécution d'un « espion des peshmergas » près de Jalawla, séquence 5 : correspondent à un reportage photo du 30 août.

Images d'exécution d'un « espion » près de Jalawla, séquence 5 : correspondent à un reportage photo du 29 août.

Images d'exécution de 2 « espions » au bord d'une fosse, et exécution de 2 hommes dans la séquence 5 : correspondent à un reportage photo du 15 juillet.

Images d'un groupe de combat en progression nocturne, séquence 5 : correspondent à un reportage photo du 13 juillet.

L'attaque sur la base militaire de Balad Ruz (séquence 3) a lieu le 22 mai.

Images d'exécution de 3 membres de la mobilisation populaire, séquence 5 : correspondent à un reportage photo du 1er avril.

Type de vidéo : c'est une vidéo de type insurrectionnel.

Découpage (séquences) :

1 : 15''-1'31'', introduction.
2 : 1'31''-2'59'', combats.
3 : 2'59''-6'13'', harcèlement.
4 : 6'13''-11'34'', combats.
5 : 11'34''-13'44'', exécutions.

vendredi 17 novembre 2017

Karl J. ESCHMANN, Linebacker. The Untold Story of the Air Raids over North Vietnam, Ivy Books, 1989, 273 p.

Livre écrit en 1989 par un ancien officier de l'USAF, officier de maintenance sur F-4E au moment de l'opération Linebacker II, à propos de cette dernière opération, remise en contexte en partant de Linebacker I.

L'ouvrage se veut une présentation étroite de Linebacker II, à la fois avec les frappes menées par les appareils tactiques et celle des B-52. A la différence de Linebacker I, campagne d'interdiction, Linebacker II est une campagne de frappes massives sur des cibles stratégiques pour amener l'adversaire à composition, en frappant sans interruption pendant 12 jours Hanoï et Haïphong, en décembre 1972.

Les frappes touchent en particulier le système ferroviaire nord-viêtnamien, les sites de stockage (dont celui où était stocké les missiles sol-air, détruit), les installations radio, les installations électriques, les sites de missiles sol-air, les ponts. Pour 15 000 tonnes de bombes larguées, 15 B-52 sont perdus ainsi que 7 appareils tactiques, et plus d'un millier de civils perdent la vie. Les Américains doivent adapter pendant l'opération leur emploi des B-52 et les frappes sur les missiles sol-air. Un des défauts majeurs de la campagne, est côté américain, l'absence d'un commandement de théâtre unique pour prendre les décisions. Les leçons tirées de l'opération amèneront au développement de nouveaux aéronefs comme le F-15.

Le caractère massif des frappes, les destructions infligées et l'impact psychologique des bombardements ramènent les Nord-Viêtnamiens à la table des négociations. Pour autant, si les accords de Paris de janvier 1973 conduisent aussi au rapatriement des prisonniers américains, le Nord-Viêtnam ne perd pas la main. Deux ans plus tard, l'invasion du Sud-Viêtnam lui permet de réunifier le pays sous sa coupe.

Mourir pour le califat 135/ Le chemin de la gloire (2)-Wilayat Dimashq

Titre : Le chemin de la gloire (2)

Durée : 7 minutes 12 secondes

Lieu(x) : dans la séquence 2, l'EI attaque une école fortifiée par Aknaf Bait Al Maqdis. Tir de missile à la fin de la séquence sur l'hôpital al-Yabani.

Date (sûre par recoupement ou estimée) : vidéo mise en ligne le 15 novembre 2017.

Source : https://www.cartercenter.org/resources/pdfs/peace/conflict_resolution/syria-conflict/yarmouk-status-report-2017.11.14.pdf


La séquence 1 montre le raid d'inghimasiyyi de l'EI contre Hayat Tahrir al-Sham le 27 avril.

L'assaut montré dans la vidéo date d'un jour avant la mise en ligne.

Type de vidéo : vidéo de combat urbain dans le camp du Yarmouk.

Découpage (séquences) :

1 : 15''-1'15'', introduction.
2 : 1'15''-7'12'', combats.

mardi 14 novembre 2017

Mourir pour le califat 134/ Les snipers du sud-Wilayat al-Janub

Titre : Les snipers du sud

Durée : 6 minutes.

Lieu(x) : Jurf Al Sakhr, au sud de Bagdad.







Source : isislivemap.com
Date (sûre par recoupement ou estimée) : vidéo mise en ligne le 10 novembre 2017.

Tir 4 : reportage photo du 27 août 2017.

Tir 5 : reportage photo du 5 août 2017.

Type de vidéo : vidéo thématique sur les snipers.

Découpage (séquences) :

1 : 15''-57'', introduction.
2 : 57''-4'34'', tirs de snipers.
3 : 4'34''-6'00, tir et discours du sniper.

Mourir pour le califat 133/« C’est près d’Allah qu’il y a bon retour »-Wilayat al-Barakah

Titre : « C’est près d’Allah qu’il y a bon retour ».

Durée : 8 minutes 48 secondes.

Lieu(x) : wilayat al-Barakah.







Carte de situation dans le secteur au 14 novembre. Source : isislivemap.com

Date (sûre par recoupement ou estimée) : vidéo mise en ligne le 8 novembre 2017.

Type de vidéo : vidéo de défense agressive, l'EI contre-attaque face aux SDF et face à l'armée irakienne et aux milices.

Découpage (séquences) :

1 : 14''-1'14'', introduction.
2 : 1'14''-4'22'', propagande.
3 : 4'22''-5'16'', moyens d'appui en action.
4 : 5'16''-8'48'', combats.

jeudi 9 novembre 2017

Mourir pour le califat 132/ La campagne de la bannière-Wilayat al-Barakah

Titre : La campagne de la bannière.

Durée : 8 minutes 12 secondes.

Lieu(x) : séquence 2, Abou Kashab. Séquence 3, Rawishad.






Carte de la situation actuelle (isislivemap.com). Les flèches noires montrent les contre-attaques de l'EI de la vidéo, en octobre, près des champs pétrolifères de Jafra et d'Omar.

Date (sûre par recoupement ou estimée) : vidéo mise en ligne le 6 novembre 2017.

Le butin matériel de la séquence 3 correspond à un reportage photo du 12 octobre.

La séquence 4 semble correspondre à un reportage photo du 30 octobre.

L'embuscade sur la route de la séquence 5 correspond à un reportage photo du 25 septembre.

Type de vidéo : vidéo de défense agressive, l'EI multiplie les contre-attaques contre les SDF.

Découpage (séquences) :

1 : 13''-54'', introduction.
2 : 54''-2'34'', combats.
3 : 2'34''-4'26'', combats.
4 : 4'26''-6'18'', combats.
5 : 6'18''-8'12'', combats.

mercredi 8 novembre 2017

Mike DAVIS, Petite histoire de la voiture piégée, Paris, La Découverte/Poche, 2012, 241 p.

Excellente initiative des éditions La Découverte d'avoir traduit en français le petit opuscule de Mike Davis, Buda's Wagon, initialement paru en anglais en 2007.

Le titre est inspiré par le nom de Mario Buda, qui gare sa charrette bourrée d'explosifs près de Wall Street en 1920. Le premier véhicule piégé du XXème siècle fera des dégâts considérables. L'arme, ici utilisée par un anarchiste, devient rapidement "le bombardier du pauvre". L'arme est efficace, impressionne, est relativement bon marché, facile à mettre en oeuvre, tue de manière indiscriminée et laisse peu de traces tout en donnant un rôle de poids à des acteurs qui n'en ont, au départ, pas forcément.

La motorisation du chariot de Buda intervient dès 1921 chez les anarchistes catalans.  Un fermier du Michigan utilise aussi un véhicule piégé en 1927 pour sa "vengeance" personnelle, puis les opposants cubains dans les années 1930. Les groupes radicaux sionistes comme le groupe Stern s'emparent de l'arme en Palestine en 1947-1948, bientôt imités par leurs adversaires.

Le Viêtminh emploie quant à lui des bicyclettes piégées pendant la guerre d'Indochine, tandis que l'OAS se sert des véhicules piégés lors de sa funeste campagne d'attentats en 1962. On verra ensuite les engins mis en oeuvre par la mafia sicilienne lors de luttes de pouvoir, puis en Corse par les mouvements indépendantistes. Le Viêtcong mène une savante campagne d'attentats, notamment à la voiture piégée, entre 1963 et 1966, jusqu'au début de l'intervention américaine au Viêtnam, à Saïgon en particulier.

Les étudiants américains du SDS vont combiner le nitrate d'ammonium au fioul qui va renforcer les dégâts causés par les véhicules piégés. L'IRA se sert bientôt de ce même mélange, ainsi que les auteurs de l'attaque à Dublin et Monaghan, dont on se demande si elle n'est pas le fait de membres des forces armées britanniques. Beyrouth, avec la guerre civile libanaise, devient un champ d'emploi massif des véhicules piégés, utilisés par quasiment tous les camps en présence. Le Hezbollah y rajoute le kamikaze qui guide le véhicule jusqu'à la cible, formule promise à un trop brillant avenir. Les moujahidines afghans sont également formés, via le Pakistan, aux techniques permettant de concocter pièges explosifs et voitures piégées pour semer la terreur dans les rangs de l'armée soviétique.

Le Hezbollah, avec ses véhicules kamikazes, fait des émules dans des mouvements qui ne sont pas forcément marqués par le référent religieux : le Parti Social Nationaliste Syrien, qui opère aussi à Beyrouth, et surtout les Tigres Tamouls du Sri Lanka, qui commencent à utiliser les véhicules suicides en 1984. L'ETA utilise aussi les véhicules piégés lors de sa campagne d'attentats des années 1980, de même que Pablo Escobar, chef de cartel colombien, dans les années 1980 et 1990. Le Sentier Lumineux attaque également au véhicule piégé au Pérou ; on retrouve l'arme à Bombay, puis dans les mains de l'extrême-droite sud-africaine en 1995. Le Hezbollah s'en sert pour frapper les Israëliens en Argentine, et l'arme réapparaît durant la guerre civile algérienne, alors que les Tigres Tamouls dévastent Colombo avec leurs explosions. La mafia utilise les voitures piégées pour terroriser et éliminer des adversaires de haute valeur ; l'IRA frappe la City.

Les Américains sont visés à leur tour, avec le premier attentat contre le World Trade Center (1993) et l'attaque d'Oklahoma City (1995). Les intérêts américains sont aussi frappés en Arabie Saoudite avec l'attaque des tours de Khobar (1996), avant qu'al-Qaïda n'emploie les voitures piégées en Tanzanie et au Kenya (1998). Après les attentats du 11 septembre, l'emploi des véhicules piégés se généralise, en Indonésie, au Pakistan... les Tchétchènes ont rajouté l'utilisation de femmes kamikazes. Zarqawi, le père historique de ce qui est aujourd'hui l'Etat Islamique, commence à jeter les bases d'un emploi industriel du véhicule piégé, kamikaze ou non.

Bien qu'il s'arrête en 2007, le propos ne perd rien de sa pertinence. Nouveau vecteur d'une "apocalypse motorisée", les véhicules piégés, kamikazes, sont devenus une arme à part entière, par exemple, de l'arsenal militaire de l'Etat islamique, qui en a fait un usage quasi industriel sur le champ de bataille. Cette histoire reste d'ailleurs à écrire. La menace posée par les véhicules piégées demeure bien présente.


lundi 6 novembre 2017

Mourir pour le califat 131/Les lions de la bataille (2)-Wilayat Salahuddine

Titre : Les lions de la bataille (2).

Durée : 3 minutes 42 secondes

Lieu(x) : nord de Baiji.

Pas de correspondance de date mais l'EI revendique une attaque à al-Safhr, au nord de Baiji, le 3 novembre. Le 1er novembre, l'EI annonce une opération inghimasi sur la rout Baiji/Haditha. Un sniper de l'EI aurait tué un commandant du Badr au nord de Baiji le 1er novembre.

Date (sûre par recoupement ou estimée) : vidéo mise en ligne le 3 novembre 2017.

Le combat de la séquence 2 correspond à un reportage photo daté du 5 octobre environ.

Type de vidéo : vidéo de type insurrectionnel, l'EI a moins de moyens et repasse en guérilla.

Découpage (séquences) :

1 : 15''-1'18'', introduction.
2 : 1'18''-3'42'', combats.

dimanche 5 novembre 2017

Mourir pour le califat 130/ Le chemin de la gloire-Wilayat Dimashq

Titre : Le chemin de la gloire.

Durée : 8 minutes 12 secondes.

Lieu(x) : camp du Yarmouk, sud de Damas.







L'EI tient une bonne partie du camp du Yarmouk. Fin octobre il a lancé une offensive contre les groupes rebelles qui y sont encore présents (en vert sur la carte). Source : syrialivemap.com

Date (sûre par recoupement ou estimée) : vidéo mise en ligne le 31 octobre 2017.

L'EI a publié un reportage photo le 8 octobre dernier montrant un tir dans le camp du Yarmouk, mais il n'apparaît pas dans la vidéo, de même que l'image d'un sniper sur SSG 69 le 25 septembre. Certaines images de tirs en revanche correspondent au reportage photo du 25 septembre.

Type de vidéo : vidéo thématique sur les snipers.

Découpage (séquences) :

1 : 13''-2'00'', introduction.
2 : 2'00''-4'20'', tirs de snipers.
3 : 4'20''-8'12'', discours et tirs de snipers.

jeudi 2 novembre 2017

Djihad au pays de Cham 9/Katibat al Tawhid wal Jihad

Katibat al Tawhid wal Jihad montre à quel point le djihad syrien a attiré des combattants de tous les horizons. Le groupe, né en décembre 2014, est dirigé par un Ouzbek ou Kirghize de la province d'Osh, Sirojiddin Mukhtarov, alias Abou Saloh al-Ouzbeki. Il a rassemblé autour de lui des Ouzbeks du Kirghizistan, des Ouïghours du Xinjiang et des Syriens, aussi. Petite formation visiblement assez homogène, Katibat al Tawhid wal Jihad évolue dans l'orbite du front al-Nosra, qu'il finit par rejoindre formellement en septembre 2015, juste au moment de l'intervention russe en Syrie. Le groupe a participé à toutes les offensives d'importance autour d'Alep menées par le front al-Nosra, devenu Jabhat Fateh al-Sham, en 2016. A partir de cette année-là, son chef est manifestement impliqué dans des attentats en dehors de la Syrie, comme l'attaque de l'ambassade chinoise à Bishkek en août. En février 2017, Katibat al Tawhid wal Jihad rejoint la nouvelle coalition Hayat Tahrir al-Sham, mais garde toutefois une indépendance relative. Abou Saloh al-Ouzbeki a peut-être piloté l'attentat dans le métro de Saint-Pétersbourg en avril 2017, et plusieurs autres tentatives déjouées ailleurs. Katibat al Tawhid wal Jihad dispose d'un camp d'entraînement ; bien que réduit en taille, le groupe soumet ses membres à une formation rigoureuse, et ses combattants sont relativement bien équipés. Les menées extérieures prouvent qu'il pourrait être dangereux pour les pays d'Asie Centrale dont la plupart de ses combattants sont originaires, et sans aucun doute pour d'autres Etats.